La semaine dernière se tenait le Conseil Municipal de Limoges au cours duquel Camille Geutier, chef de file du
groupe d'opposition (UMP / Nouveau Centre) est intervenu en séance.
Je propose à votre lecture son intervention in extenso :
Monsieur le Maire, Mes chers collègues,
Premier conseil après les vacances, un an après cette crise mondiale, nous
sommes en droit de nous interroger, non seulement sur votre action, mais pour
savoir où nous en sommes aujourd’hui. Certes, je vous entends critiquer
toujours et encore le Gouvernement, aujourd’hui critiques sur la modification
de la taxe professionnelle.
Il est vrai que la non maîtrise de l’avenir est toujours inquiétante, mais
de là à dresser ce tableau noir que vous nous promettez, je voudrais vous
appeler à plus de prudence et de réalisme, d’autant que rien n’est encore
définitif.
Souvenez-vous, cette taxe professionnelle a déjà subi sous le gouvernement
Jospin une première modification, avec la disparition de l’impôt sur la part
salariale et vous aviez déjà à l’époque eu les mêmes craintes, alors
prudence.
Quant aux adversaires de la ligne LGV, je voudrais leur dire qu’il y a
toujours eu, de tout temps, des gens opposés à la modernité, mais
qu’aujourd’hui leur position me rappelle l’époque où le service militaire
existait, et les mêmes opposants s’appelaient alors des objecteurs de
conscience, et vous, face au futur TGV, vous n’êtes que des objecteurs de
croissance !
Ce Gouvernement, qui, à vos yeux, n’en fait jamais assez, ne vous donne
jamais assez de moyens, et que dans un même temps, vous accusez de creuser les
déficits avec l’argent qu’il donne directement ou indirectement aux
collectivités pour alimenter le plan de relance de la France.
Vous voulez nous faire croire que l’emploi, le chômage, ne sont que de la
responsabilité nationale, et bien non ! Les collectivités locales ont leur
part de responsabilité dans l’activité économique en fonction des décisions
qu’elles prennent ou qu’elles ne prennent pas !
Alors ! Et vous ! Les donneurs de leçons qui revêtez si souvent
les habits des parangons de la bonne gouvernance ! Qu’avez-vous
fait ? Qu’avez-vous fait pour le plan de relance ? Et pour
Limoges ? Qu’avez-vous fait pour toutes ces entreprises qui disparaissent
ou celles qui ont des difficultés ? (Ferro, Lallet, Madrange et bien
d’autres…) ? Qu’avez-vous fait pour les personnels de ces entreprises qui
vivent au quotidien l’angoisse du chômage ?
RIEN !!!
Pourtant, je vous rappelle votre budget primitif 2009 et les décisions
modificatives. Ces budgets vous donnaient les moyens mais, ce qui vous manque,
c’est l’imagination et la volonté !
DELOCALISATION DE L’ARMEE :
Cette année 2009 nous vivons le difficile départ de nos militaires de
Limoges et la préparation de la restructuration des sites militaires. Comme
vous, comme tous les Limougeauds, je trouve injuste ce départ, mais devons-nous
pour autant nous lamenter sans réagir ? Vous connaissez notre
position : c’est l’action ! Nous vous l’avons écrit, mais vous avez
choisi de nous ignorer. Pourtant nous avons émis des pistes de réflexions au
travers d’un document que je vais vous remettre, document par lequel vous
pourrez constater :
A LIMOGES, SI LA DROITE N’A PAS LE POUVOIR, ELLE A DES IDEES !
Et vous ? où en êtes-vous dans votre désert ? Je vous rappelle que
lors de la réunion du 19 Juin 2009 du comité de défense de la Haute-Vienne,
vous vous êtes engagés personnellement à diffuser un document de synthèse
concernant la ou les propositions de votre majorité et vous avez également
donné votre accord pour la constitution d’un groupe de travail.
Je ne peux m’empêcher de vous poser ces questions : Ce document
existe-t-il ? Que contient-il ? Cette commission existe-t-elle ?
Quels en sont les membres ? Quand allez-vous signer une convention
d’aménagement de ces sites et à quelles conditions pour la ville ?
Avez-vous des réponses à nos questions ?
Toujours est-il que face à votre silence, lorsque je regarde la manière dont
vous conduisez les destinées économiques de notre ville, je ne peux m’empêche
de faire le parallèle avec « le syndrome du Titanic ». Je vous
remercie de votre attention.