Vincent LEONIE... le petit carnet !

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mardi 7 décembre 2010

Allez-y, petites gens, je vous attends !

Coup de gueule matinal déclenché par l'actualité.

Notre Eric Cantona national a décrété qu'un bank run, comprenez une panique bancaire soit déclenchée, afin de faire tomber le système. Pour lui, c'est plus efficace qu'une manifestation et autre joyeuseté de rue.

Et c'est vrai, il a raison : bloquer le système bancaire serait certainement plus efficace que d'ennuyer (je reste poli) celles et ceux qui veulent aller travailler. Car toutes et tous, et notamment le grand capital et l'Etat (je suis vulgaire ce matin...). ont besoin des banques.

Sauf que... sauf que :

1) Il existe un délai de préavis bancaire imposé aux usagers pour des retraits importants ;
2) Les banques peuvent faire durer le plaisir en invoquant l'indisponibilité de liquidité, que ce soit vrai ou faux, allez vérifier... ;
3) Fermer son compte serait une bonne idée... mais ensuite, comment récupérer son salaire, ses alloc' et autre RSA, ses remboursements de santé... ? ;
4) Comment s'opèreraient les prélèvements automatiques, auxquels nombre d'entre-nous ont souscrit ?

Et, dernier point, mais qui a son importance : La plupart d'entre-nous vivons à crédit, à la différence de mister Cantona !
Je pense que, comme moi, vous avez un prêt à la consommation, un prêt pour la voiture, voir un crédit immobilier...
Ce qui veut dire que nous devons de l'argent à nos banques ! Et, avant de vider nos comptes et les fermer, il faudra, peut-être rembourser, non ?

Alors, oui Eric, super idée : faisons trembler le système en retirant tout notre fric !
Mais, si ça ne te dérange pas trop, j'attendrai un peu pour le faire. Car j'ai besoin de rembourser mes prêts, payer mes factures et d'essayer d'épargner un peu pour en avoir de côté pour les moments plus difficile !

En fait, je vais attendre d'être aussi financièrement à l'aise que toi, ça me semble plus gérable et je pourrai à ce moment-là, comme toi, dispenser des conseils absurdes de bobo repenti !

lundi 1 juin 2009

Et si nous parlions ?

Je ne vous parlerai pas ici d'Education, ni ne commenterai les décisions de Xavier Darcos, du fait de mon devoir de réserve en qualité de fonctionnaire de l'Education Nationale. En revanche, je vous parlerai de la dérive de notre société qui s'installe de plus en plus, et ce, même dans les cours de récréation.

Car, on ne peut le nier, les chiffres et les faits sont là : les actes d'incivilité, voir de violences s'invitent de plus en plus dans nos établissement scolaires.

Agressions verbales, agressions physiques, le métier d'enseignant n'est vraiment plus une sinécure. Il est donc logique, voir souhaitable que des mesures soient prises, car n'oublions pas que l'Etat à le devoir de protéger ses personnels et ses usagers, ne serait-ce que pour éviter que ces derniers ne se retournent contre lui, faute d'avoir pris ses responsabilités.

Le but de l'action politique est d'anticiper, pas de subir. Les solutions devraient se trouver avant que les problèmes ne prennent de l'ampleur. Il faut donc prendre des mesures, mais, sécurisation veut-elle dire dérive sécuritaire ? Je ne crois pas.

De même, et là, ce n'est pas la faute des pouvoirs public, mais bien une évolution des mentalités, la dérive de judiciarisation s'accélère. Dernier exemple en date : une mère d'un garçon de 8 ans porte plainte pour une échauffourée dans la cours de récré... le petit copain d'en face finissant au poste pour une audition avec ses parents. Une situation ubuesque ! Est-ce vraiment ce que l'on veut ? Au moindre problème, au moindre accroc dans notre vie nous saisissons tribunaux et Justice.

Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai vraiment l'impression que l'on copie le modèle américain dans ce qu'il a de moins bon à chaque fois. D'un côté des mesures strictement coercitives ; de l'autre une utilisation de la Justice permanente.

Des mesures "physiques", "matérielles" seront certainement nécessaires ponctuellement. Mais, personnellement, je préfèrerais de la sensibilisation, tant auprès des élèves que des familles. Je pense que l'amélioration du "climat social" passe par la responsabilisation des différents acteurs. Mais, cela doit aussi passer par l'écoute de celles et de ceux qui au quotidiens subissent ce climat délétère par nos responsables politiques. De même, chacun à notre niveau devront prendre conscience que la première des solutions à une difficulté n'est pas une plainte ou un procès, mais bien la médiation.

Car, le problème, au-delà de tout ça, c'est bien le dialogue dans notre société. Finalement, du dialogue, est-ce si difficile à mettre en place ?

samedi 14 février 2009

Qui a le numéro d'Erin Brockovich ?

Plusieurs jours sans écrire ; plusieurs jours, en fait, sans raison d'écrire... Pas que les sujets manquent, l'actualité a, malheureusement encore été riche cette dernière quinzaine. Mais, je part du principe qu'à vouloir trop dire, on ne dit plus rien d'intéressant.

Si je prends le clavier aujourd'hui, c'est pour vous parler, et vous donner mon point de vue, sur le "buzz" Limougeaud-Limousin du moment : la plus qu'évidente contamination radioactive du territoire Limousin.

Je ne vais pas jouer les écolo de la dernière heure, ni encore le défenseur d'AREVA et encore moins le spécialiste de la question !

A en lire les blogs, les journaux, en écoutant les radios et en visionnant le reportage de France 3, j'en arrive à la même conclusion que tout le monde : Oui, il y a une des négligences impardonnables ; oui, on nous a menti et oui, on a bien caché les conséquences de l'exploitation d'uranium sous couvert de réaménagement des sites.

A écouter Alain RODET, qui se défend que la ville de Limoges a fait ce qu'il fallait, je veux bien le croire. Les travaux à l'étang de La Crouzille sont là pour en témoigner, et, a priori, les résultats d'analyses réguliers ont montré vraisemblablement une innocuité de l'eau pour les consommateurs.

En revanche, je m'étonne que le rapport de la CRIRAD n'est pas été communiqué. Et je m'étonne encore plus que ses préconisations n'ait pas été prise en compte. Non, la mairie de Limoges n'est pas responsable de la pollution en amont des sources de captage... mais, les élus du territoire ne sont-ils pas responsable de l'inaction de la COGEMA, puis d'AREVA à dépolluer convenablement les anciennes exploitations ?

Je veux bien que l'on m'explique que tout a été fait... mais, en regardant "Pièces à Conviction", je me pose quand même des questions, et je suis dans l'attente de réponses !!!

Le ministre a dit qu'il prendrait ses responsabilités, qu'il le fasse, mais pas tout seul ! Que les députés du département se saisissent réellement du problème ; que les maires des différentes communes fassent effectuer des contrôles ; que le Conseil Général et le Conseil Régional contraignent les responsables industriels.

Ce n'est pas une affaire politique, c'est une affaire d'Etat. Et l'Etat, c'est nous tous ! La droite, comme la gauche sont responsables. Dans cette histoire, il n'est pas normal que pour faire du profit, pour l'indépendance énergétique, nos enfants paient une addition bien lourde !

Aujourd'hui, comme vous tous, je ne veux pas que des réponses, que le voile de l'omerta tombe. Je veux de l'action, des actions, pour que le Limousin ne garde pas cette image de "poubelle" nucléaire que nous venons d'acquérir, et que la sécurité de chacun soit à nouveau garantie.

mercredi 24 octobre 2007

J'ai entendu...

Force est de constater qu'une des fortes attentes de nos concitoyens est d'être écouté et surtout entendu sur leurs préoccupations.

Cette nouvelle "catégorie" de billets que j'ai nommé "j'ai entendu..." sera là pour vous rapporter ces préoccupations quotidiennes, ces questionnements et ces attentes. Elle sera là, bien évidemment aussi, pour vous donner ma vision et mes propositions de solutions pour y remédier.

Je vous livre donc ici mon premier "j'ai entendu...", sur les taxes locales à Limoges !

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vendredi 28 septembre 2007

On recherche Démocratie et République à Limoges !

Avez vous déjà assisté à un conseil municipal ? Non ?

C’est bien dommage, car vous apprendriez, notamment, que cette représentation populaire à Limoges n’a de démocratique que le nom, de républicaine que l'apparence et que certains principes fondamentaux y sont régulièrement mis à mal !

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samedi 15 septembre 2007

La gratuité testée au musée national de Limoges

Je n'aime pas le copier-coller d'articles, mais je ne résiste pas à vous faire part de cette nouvelle, parue dernièrement dans les colonnes du Figaro.

Le musée de la porcelaine Adrien Dubouché de Limoges serait retenu pour devenir un musée "pilote" pour l'accès gratuit.

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jeudi 30 août 2007

Disparition de Pierre MESSMER.

Alors que les obsèques de Raymond BARRE étaient célébrés dans la chapelle du Val-de-Grâce, à quelques mètres de là, s'éteignait une des grandes figure de la Libération et du dévouement à la France : Pierre MESSMER.

Décidément, ce mois d'août aura été bien triste et surtout bien cruel avec les grand serviteurs de l'Etat.

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samedi 25 août 2007

Raymond BARRE s'en est allé...

C'est dans la matinée que cette triste nouvelle est tombée.

Grand économiste, homme d'Etat à l'indépendance affirmée et revendiquée, européen convaincu, celui qui se qualifiait "d'esprit carré dans un corps rond" s'en est allé.

Depuis cette annonce, les hommages appuyés se succèdent. Nicolas Sarkozy, dans un communiqué de presse a rappelé qu'il a été un "représentant éminent de l'école française de science économique, il eut la volonté de mettre son savoir au service de la cité, toujours fidèle, dans son engagement, à ses convictions européennes, libérales et sociales".

De même, Valéry Giscard d'Estaing, dont il avait été le Premier ministre indiquait que "la France vient de perdre un de ses meilleurs serviteurs", et que "son action s'inscrivait dans la grande ligne de ceux qui depuis Colbert (ministre de Louis XIV) ont construit la prospérité de notre pays".

Homme politique atypique, je retiendrai de Raymond BARRE qu'il fût l'homme du consensus, mais aussi de l'indépendance d'idées, faisant passer le bien commun avant les ambitions personnelles.

Au revoir, Monsieur le Professeur...