Question de rentrée... question importante d'une nouvelle année politique qui s'engage en ce mois de septembre 2012.

Tout d'abord une mise au point : je ne pose pas cette question à la nouvelle majorité socialiste et affidés... Je sais d'expérience qu'il n'y aura pas grand chose à en attendre et donc, le "quand" n'a aucun sens, tant qu'il n'y aura pas un "quoi" à même de redresser la France et satisfaire nos concitoyens.

L'état de notre pays, de son économie sont au plus mal. Oui, il y a la crise... certainement même. Mais, pour s'en sortir, encore faudrait-il qu'il y ait aux commandes, à défaut de compétences et de solutions valables, au moins une volonté de redressement et de ne plus faire des promesses intenables tellement saupoudrantes qu'elles en sont inutiles.

Mais revenons à mon propos premier : c'est pour quand ?

Oui, c'est pour quand le retour d'une véritable ambition et d'union nationale ? C'est pour quand que les françaises et les français se verront proposer des solutions qui ne seront pas clivées, mais qui prendront le meilleur "à droite" comme "à gauche" ? C'est pour quand, face à la majorité actuelle, que verra le jour une opposition qui serait constructive ?

S'opposer, ce n'est pas que critiquer : c'est aussi proposer, compléter, initier, écouter et rassembler.

Force est de constater que l'UMP ne peut tenir ce rôle, écartelée qu'elle est entre tentation brune et modérations de circonstances.
A mon sens, cette idée de "tout en un" a vécue et ne répondra jamais à toutes les attentes.
Pire, le "à droite toute" n'est pas la solution, comme ne l'est pas la critique systématique, voir de principe. La voie modérée, humaniste, qui devait quant à elle compléter, a toujours eu du mal à y exister, je parle d'expérience.
Les élections internes sont un bel exemple de tiraillement...
L'UMP doit, à mon sens reprendre sa place à droite et laisser le Centre/Centre-droit vivre par lui-même.

L'initiative nationale de Jean-Louis Borloo, Président du Parti Radical, avec le groupe parlementaire UDI (Union des Démocrates et Indépendants) va dans ce sens.
La volonté d'Hervé Morin hier aux Universités d'été du Nouveau Centre de soutenir une fédération des partis centristes est positive.
L'annonce à ces mêmes universités du président de la Gauche Moderne, Jean-Marie Bockel, d'être prêt à dissoudre son parti dans une future fédération centriste conforte cette idée.
Jean-Christophe Lagarde et sa Force européenne démocrates (FED) soutiennent cette idée depuis plusieurs semaines...
Quand au MoDem, ses membres y auraient toute leur place. En effet, bien que n'excluant pas un partenariat naturel avec la droite républicaine, l'indépendance de ce rassemblement en serait le fondement, indépendance qui est la colonne vertébrale de ce parti centriste.

L'année 2013 sera cruciale car préparatrice des futures échéances électorales.

Nationalement, il faut réagir ; localement, nous nous devons d'agir.

Le temps des tergiversations est passé depuis bien longtemps...Alors, c'est pour quand ?