logoPR.gifTrente-six heures. Trente-six heures, c'est ce qu'il reste aux différents candidats du centre et de la droite pour convaincre les radicaux.

Car même si certains cadres et élus de notre parti ont déjà annoncé tel ou tel choix, c'est bien samedi 10 mars 2012, lors de notre 112ème Congrès, que nous, radicaux, donneront (ou pas) notre soutien à un candidat à l'élection présidentielle.

Notre président, Jean-Louis Borloo, n'a eu de cesse ces dernières semaines de discuter avec les différents candidats du centre et de la droite pour défendre les points essentiels sur lesquels ne transigeront pas les radicaux, à savoir :

1) Achever le chantier de la rénovation urbaine, par un deuxième plan de rénovation, la mise en place d'un programme de lutte contre le décrochage scolaire et la lute contre le déterminisme social des quartiers fragiles ;
2) En finir avec l’injustice fiscale locale par une action forte de l'Etat afin d’organiser une péréquation puissante et efficace pour garantir l’équité entre tous les territoires ;
3) Assainir les secteurs bancaires et financiers, afin de restaurer la confiance des citoyens envers le système économique, notamment par l’interdiction des activités spéculatives pour le compte propre des banques, la séparation des activités de dépôt et des activités de spéculation et l’interdiction de toute transaction avec les paradis fiscaux et avec les pays considérés comme non coopératifs ;
4) Ériger l’accès au logement comme cause nationale par la mobilisation des organismes HLM pour doubler dans les zones déficitaires la création de logement et par la mise en place d'une garantie universelle du risque locatif. Cette deuxième mesure permettrait aux jeunes en CDD, en intérim ou en recherche d'emploi d’accéder au logement et de remettre sur le marché 500.000 logements dans les zones les plus tendues ;
5) Amplifier le Grenelle de l’Environnement, gage d’une croissance durable, par le lancement effectif du chantier thermique des bâtiments publics et la mise en place d’un plan d’autonomie énergétique de l’Outre-mer, fondé sur l’exploitation des énergies renouvelables (objectifs 50% d’autonomie d’ici 2020 puis 75% en 2030) ;
6) Le renouvellement du Pacte républicain comme base de la réconciliation nationale avec notamment la création d’un Haut conseil de la laïcité et la prévention du surendettement.

Certains trouvent que le compte y est aujourd'hui et d'autres non.
Ainsi, Laurent Hénart, notre Secrétaire Général, présente une motion de soutien à Nicolas Sarkozy d'ores et déjà validée pour être présentée au Congrès (consultable ici).
Une contre-motion de neutralité au 1er tour est quant à elle présentée par les fédérations de Haute-Garonne et de l'Ariège , sous réserve de validation (consultable ici).

Car, à ces points cruciaux, il conviendrait de rajouter que nous sommes toujours autant attachés aux valeurs de la République, à l’humanisme, à la laïcité, à la solidarité, au respect de l’autre et au refus de toute les discriminations.
C'est d'ailleurs pour cette raison que je préférais garder le silence ces dernières semaines... ne trouvant pas de candidat qui élève un tant soit le débat. Je ne doute pas d'ailleurs qu'avant de voter, mes collègues délégués de ce congrès ne manqueront pas d'évoquer et de se questionner sur les sorties malheureuses, la stigmatisation et la droitisation de certains discours. Car, force est de constater que cette campagne présidentielle n'est pas, aujourd'hui, du niveau que la France mérite.
J'espère que d'ici trente-six heures je verrai des avancées significatives de la part des candidats.

Samedi, avec les autres délégués j'en débattrai, me prononcerai et acterai la décision démocratique qui sortira du vote.
Samedi, c'est libre, indépendant, mais engagés que les radicaux se prononceront.