Indiscrétions...
Par Vincent LEONIE le mardi 31 janvier 2012, 11:44 - Coup de gueule - Lien permanent
Dans l'édition du Populaire du Centre, on pouvait lire dans les
"indiscrétions" ceci :
"Dans la troisième, pas de candidat pour le moment.La candidature du maire de
Couzeix, Jean-Marc Gabouty (Parti Radical),
serait conditionnée à l'engagement formel de ce dernier à soutenir le candidat
de l'UMP à la présidentielle, quand certains lui prêtent
l'intention de soutenir plutôt François Bayrou."
Premier constat : Jean-Marc Gabouty n'a pas
demandé d'investiture à l'UMP
Deuxième constat : Cette prise de position exprimée "en off" auprès d'un
journaliste ne peut être que celle d'un irresponsable.
Troisième constat : si ce n'est un irresponsable, alors la démocratie a du
souci à se faire...
Car, je n'ose croire qu'un cadre de l'UMP locale puisse exprimer ce genre d'absurdité sinon, que penser de l'esprit bien peu républicain et démocratique de ce type de chantage ?
On aurait là, clairement l'expression de la dérive
d’hyper-présidentialisation de notre Vème République, défendu par des méthodes
que je ne qualifierais pas.
La présidentielle n'étant plus dès lors une rencontre entre le peuple Français
et un candidat, mais bien avec le héros d'un parti politique qui s'appuierait
sur une majorité de députés inféodés.
Où serait la séparation entre exécutif et législatif ?
Certes, pour faire avancer le pays, il faut une majorité claire à cet
exécutif.
Cependant, une majorité n'a pas à être bâillonnée.
Pour moi, il n'est pas inenvisageable de vouloir participer à une majorité et y
apporter une richesse qui lui manquerait d'une part. Et, d'autre part, penser à
titre personnel que le candidat (ou futur candidat) ne serait pas (ou plus) le
meilleur pour incarner la France durant les 5 prochaines années.
Chacun doit pouvoir garder sa liberté de soutenir qui il souhaite s'il estime
qu'il est, à ce moment là, le meilleur pour notre pays.
Arrêtons de mélanger Présidentielle et Législatives : la Démocratie mérite bien mieux que des tripatouillages, arrangements et pressions "biens intentionnées" !



Commentaires
Vincent, à mon tour de m'interroger.
Si un candidat à l'élection législative ne soutient pas un candidat à la Présidentielle cela signifie, de facto, qu'il ne partage pas ses valeurs et n'imagine pas qu'il les incarne.Donc, dans l'autre sens, on peut imaginer que ses valeurs à lui ne sont pas partagées par le parti du candidat à la Présidentielle.
Peut on donc demander à ce parti de s'effacer dans son engagement, dans ses valeurs devant celui qui lui dit "je ne partage pas tes valeurs" ?
Imaginer que dans le cadre d'un compromis chacun fasse un pas vers l'autre est-ce si difficile ? C'est ce qui se passe lors des régionales en cas de fusion de listes.
Il ne faut jamais faire d'élections une question de personne du genre "j'aime-j'aime pas" et tu sais que je me garde de cette dérive. Pour moi, localement, l'adversaire c'est la gauche, je sais que c'est aussi le cas pour toi et je me demande si la droite au sens large peut se payer le luxe de la division tant nationalement que localement.
Jean-Louis Borloo a choisi de ne pas rajouter de la confusion à la confusion il faudrait en tirer toutes les conséquences.
Erreur Philippe : Ne pas soutenir un candidat (qui soit dit en passant ne l'est toujours pas...), ce n'est pas ne pas partager des valeurs.
Ça peut être aussi que l'on estime que, bien que nous ayons des valeurs communes (et pas forcément toutes), qu'il n'est pas (ou plus) à même de rassembler autours de sa personne !
La présidentielle est la rencontre entre une personne et le peuple, et non, une rencontre entre le peuple et un parti.
Le futur Président se doit d'incarner son pays : les français élisent plus un homme et la représentation qu'ils se font de ses capacités personnels plutôt que le programme qu'il porte.
Comme tu le dis : "Jean-Louis Borloo a choisi de ne pas rajouter de la confusion à la confusion". C'est vrai. Il a estimé que SA candidature n'apporterait rien de plus cette fois-ci. En revanche, ses idées sont bien présentes et le seront encore plus lors des législatives.
Encore une fois, ne mélangeons pas les scrutins et leurs enjeux...
Enfin, je suis encore d'accord avec toi : il faut savoir faire des pas les uns vers les autres. Cependant, dans le cas présent, pointer un pistolet sur la tempe ne me semble pas être le meilleur geste pour entamer la discussion...
LE PARTI RADICAL
Si MR GABOUTY candidat aux legislatives 2012
même sans investiture de L'UMP, doit soutenir le candidat NICOLAS SARKOZY , Mr Gabouty entretien toujour le flou dans ces positions local,
j'ai souvenir de son soutien en 2007 à MR BAYROU lors d'une réunion UMP à Couzeix
toujours des interrogations avec MR GABOUTY,
sur sa position local , un opportuniste local à mon sens avec respect, alors un peu de courage
pour le Parti Radical Limousin.
La gauche adversaire, et il doit avoir une position pour NICOLAS SARKOZY sans faiblesse pour le soutenir c'est mon avis.