Telle était la réflexion que me faisait un de nos concitoyens ce samedi sur le marché de Noël, place de la Motte.

Mais, aussi bizarre que cela puisse sembler, il ne me parlait pas de l'action gouvernementale. Il est vrai qu'elle manque parfois de dialogue et de concertation, à force de vouloir réagir sur tout et pour tout. Mais là n'est pas le débat.

Non, cette réflexion faisait suite à la pétition de commerçants qui voulaient ouvrir le week-end du 11 décembre et sur le fameux (ou fumeux) sens unique de la rue François Chénieux.

J'entends déjà les cris d'orfraie que mes amis de gauche et verts vont pousser, à grand renfort de pseudo-conscience ouvrière et d'anti-voiture primaire. Oui, mais voila : la question n'est pas là.

La question n'est pas de savoir si oui ou non il faut autoriser le travail dominical, même de façon exceptionnelle. La question serait de se demander si nos commerçants doivent être soutenus quand ils ont la volonté de dynamiser leur offre et rester dans la course face à d'autres villes qui autorisent à ouvrir deux dimanches en décembre.

De même, l'autre question n'est pas de savoir si oui ou non il faut un sens unique dans telle ou telle rue. La question serait plutôt de savoir comment réconcilier nos concitoyens avec le centre-ville tout en le fluidifiant pour les véhicules individuels et en s'engageant pour rendre attractif les transports plus propres. Une réflexion globale en somme et non par petites touches qui ne font que déplacer les problématiques.

Oui, mais voila : à Limoges dialogue et concertation sont devenus des gros mots.
Décision sans discussion possible de ne pas autoriser l'ouverture le 11 décembre pour les commerçants. Juste une réponse bien évasive à une pétition.
Remise à une date ultérieure pour l'essai de sens unique, après que des commerçants aient manifesté leur désaccord... alors qu'une concertation et une réflexion auraient été bien plus efficaces.

La démocratie participative, ce n'est pas rendre-compte d'une décision prise sous couvert d'un mandat électoral qui rendrait tout puissant en pensant que l'on fait le bonheur des gens parce qu'on le décide.

Peut-être serait-il temps que nos élus apprennent que la démocratie commence par l'écoute de nos concitoyens...