Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, la rentrée est là. Quelques signes sont présents pour nous le rappeler :

1 ) Les différents partis politiques ont fait leurs universités d'été, ateliers et autres campus, avec la même volonté d'être en ordre de marche pour les prochains scrutins électoraux... cantonales de 2011 obligent.
Entre Europe Ecologie et les déclarations d'amour vers Eva Joly, la "pax socialicum" enfin retrouvée à La Rochelle, un MoDem... quel MoDem d'ailleurs ?... ces rendez-vous de fin d'été auront été bien mornes.

Sauf peut-être au Parti Radical (vous allez dire que je suis partisan) où le week-end dernier on a pu voir un rassemblement très large de la famille centriste et de la droite modérée comme on en n'avais plus vu depuis... l'avènement de l'UMP et la disparition de l'UDF.

Il faut dire que Jean-Louis Borloo est un homme qui fédère, qui écoute, partage et propose... c'est peut-être ça la solution d'ailleurs pour que les français croient à nouveau en leurs politiques. pas juste que de l'annonce "trash", mais des propositions pragmatiques et réalisables. A méditer...

2 ) Les affaires sont de retours. Même si, cette année, il n'y a pas vraiment eu de trêve estivale.
Perquisitions à la recherches de lettres perdues ; déstabilisations en tout genre ; surtout pas de démissions...

Le summum est quand même atteint en interne, avec la décision par l'UMP de payer la facture histoire que nos grands anciens n'assument pas les turpitudes dont on les accuse (je crois que je vais avoir des problèmes...).

Soyons clair : s'il y a eu des affaires d'emplois fictifs, est-ce aux militants actuels d'en payer la facture ? Et je ne vous parle même pas d'enrichissement personnel...

Avec de telles décisions prisent en haut-lieu, par solidarité (sic), qu'elle est la crédibilité qu'il nous reste, à nous, militants et élus de terrain ? Comment redonner la confiance en la politique jour après jour ?
Il serait peut-être temps de penser que la politique ce n'est pas que du national dans les sphères parisiano-parisiennes...

3 ) Les dossiers de rentrée... sont dans la rue.
Il fallait s'y attendre, car loin de ne pas vouloir de réforme du système de retraite, bon nombre de nos concitoyens veulent avant tout comprendre, et accessoirement essayer de préserver certains avantages acquis.

Nos amis de gauche en profitent pour dire qu'ils feraient autrement (mais sans nous donner la solution miracle, bizarre...), les syndicats font une démonstration de force (réussie...), mais au final, quels avancées, quels changements ? Cette réforme, il la faut, elle est nécessaire, et elle ne se fera pas sans douleur.
Partout en Europe l'âge légal est supérieur à 62 ans... comment nous, français, serions les derniers à penser qu'avec l'allongement de la durée et de la qualité de la vie, avec une économie moins compétitive, nous pouvons continuer à travailler moins, gagner plus et avoir plus de droits que la moyenne ?
Il y a la logique individuelle, le jusqu'auboutisme corporatiste et la réalité de terrain qui s'opposent sur ce sujet : gageons que de véritables négociations prennent tournure afin de sauver, au profit de tous, notre système par répartition.

Universités d'été, grèves et dossiers... finalement, tous les ans c'est un peu la même rentrée :-)