A part le fait que la majorité ne respecte toujours pas les prises de parole de l'opposition (les aboyeurs sont de retour), le fait est que la gauche, c'est plus ce que c'était. Quid de la défense de l'emploi et du pouvoir d'achat ?

L'opposition n'a pourtant pas fait que s'opposer ce soir et a même fait deux propositions constructives : défendre les implantation militaires sur la ville de Limoges et améliorer le pouvoir d'achat des habitants.

A la question de Philippe PAULIAT-DEFAYE "Monsieur le maire, aimez-vous nos militaires" et à la proposition de Léonard GOURINAT de faire que le groupe UMP-Nouveau Centre soit un intermédiaire afin "d'ouvrir les portes de l'Elysée et du Ministère de la Défense", c'est au mieux une absence de réponse, au pire une fin de non-recevoir qui a été donnée !

Pas de réponse quant au fait qu'Alain RODET est vu ou non Hervé MORIN, Ministre de la Défense aux cours des derniers jours. Pas mieux quant à l'information qu'il aurait du dossier pas ses collègues parlementaires de la "Commission du Livre Blanc". C'est à se demander si ses prises de position de ses jours derniers tenait plus de l'effet d'annonce que d'une réelle volonté politique.

Pourtant, les militaires à Limoges, c'est +/- 1800 emplois, si l'on considère les emplois directs et indirects (conjoints...). Ce n'est pas rien sur un plan économique et humain. Il me semblait même que la défense de l'emploi était une priorité au PS... Las, la gauche a bien changé, et c'est la droite locale qui doit se retrousser les manches.

En ce qui concerne le pouvoir d'achat, le budget de la municipalité prévoit une augmentation, déguisée au prétexte d'assiette et d'inflation, mais une augmentation tout de même, alors que l'an passé, plusieurs millions de crédits, cinq pour être précis ont été annulé.

Il semblait donc intéressant que la fiscalité ne soit pas augmentée pour nos concitoyens de 1,6% comme ce sera le cas, au vu de ces erreurs de chiffrage, et c'était là le sens de l'amendement au budget déposé par le groupe UMP-Nouveau Centre.

A votre avis, que s'est il passé : la gauche dans son intégralité (mais que fait 100% à gauche, sic) a voté contre. Le Modem s'est abstenu (vous me direz, il ne sait faire que ça), et c'est la droite, encore une fois qui s'est retrouvée seule à vouloir défendre le pouvoir d'achat. Une fois encore, la gauche n'est plus ce qu'elle était.

Alors, demain, quand vous entendrez des discours du type : c'est le PS qui défend les emplois et votre pouvoir d'achat, pensez à donner cette réponse : Ailleurs, peut-être, mais pas dans la capitale du socialisme !