Hier soir, donc, se tenait un des derniers conseils municipaux de la présente mandature. Et, comme de coutume, je m’attendais à voir la majorité (PS-ADS-PC-Verts) se jeter en pâture sur l’opposition, trop content qu’ils sont de détenir la majorité en ces lieux.

Pourtant, on pourrait espérer une certaine grandeur de la part de ceux qui ne risquent rien, tant leur prédominance est grande. Mais, une fois encore, il n’en fût rien : interruption de micro de la part du maire lors d’interventions de Camille GEUTIER (UMP) ; impossibilité de prendre la parole de Jean-Jacques BELEZY (UDF/MoDem) ; railleries et huées lors des différents discours de l’opposition ; attaques personnelles… j’en passe et des meilleures !

On peut se dire : c’est le jeu, ils ont la majorité ! Certes. Mais, il n’empêche que c’est faire bien peu de cas des citoyens limougeauds que de ne pas laisser s’exprimer leurs représentants. La liberté d'expression n'aurait-elle pas cours à l'Hôtel de Ville ? C'est à en douter !

Le conseil municipal de Limoges est devenue la tribune de ceux qui, n’ayant pas la majorité nationale, se raccrochent à leur petit fauteuil, leurs idéologies éculées, leurs projets qui n’en ont que le nom, tant ils manquent d’ambition, si ce n’est pour eux-même.

Mais au-delà de ça, ce qui m’a choqué ( et bizarrement, je ne l’ai pas retrouvé dans la presse) c’est une décision prise hier soir par la majorité municipale.

Cette décision porte sur le fait de se porter garant d’un emprunt. La mairie à l’habitude de ce genre de chose, ce que je ne critique pas. Il est du rôle des pouvoirs locaux d’aider les groupements de concitoyens (associations, clubs…) lorsque ces derniers en ont besoin. En revanche, et c’est là où le bât blesse, c’est que ce n’est pas n’importe lequel regroupement. Cette garantie a été accordée à une église ! Loin de moi l’idée de critiquer un culte (ou une secte, c’est selon), mais, il me semble qu’il est écrit dans le marbre la séparation des Eglises et de l'Etat depuis le 9 décembre 1905 (voir cette page du site de l’Assemblée Nationale).

Je ne me souviens pas que la mairie est apportée une telle aide au culte musulman, israélite, catholique ou protestant. Je m’étonne d’une telle décision tant Monsieur le Maire et sa majorité donnent des leçons sur la laïcité quand ça les arrange.

Quand on se targue de défendre les valeurs de la Républiques, on se les applique.

Et quand je vois que les fondements et de la République et de la Démocratie sont ainsi bafoués, je ne peux que reprendre le mot de Camille GEUTIER lors de ce conseil : vivement les élections municipales !