Comme quoi, après, il ne faut pas s'étonner de ne connaitre qu'une partie de
la vérité !
Comme de coutume, je "surfais" dernièrement sur la blogosphère limousine,
quand, faisant un crochet chez mes "camarades" du MJS (sur les conseil d'un
ami, il se reconnaitra
), mon œil a été attiré par un article intitulé "
Limoges s'inquiète du projet "d'abandon" de sa
garnison en 2010".
Diantre ! Les jeunes du PS seraient-ils plus
prompts à défendre la garnison de Limoges que leurs
aînés ? Ce titre me rendait presque content de constater que, pour une
fois, un front commun au-delà des querelles partisanes allait nous réunir.
Hélas, grande déception... Loin d'appeler à un sursaut pour défendre la
présence des militaires à Limoges, ce billet n'était
en fait qu'une pseudo synthèse de l'article paru dans "Le Monde" (dont je vous
faisais état avant-hier).
Pire, mieux qu'un copier-coller, c'était un
copier-censurer-modifier-coller qui avait été porté sur le blog des MJS
!
En effet, l'auteur s'était permit de tronquer l'article afin que mes propos
et mon nom disparaissent et que la tournure des propos des députés PS semblent un peu moins creuse que dans l'article initial.
Ma chère Céline, quand on aspire à des responsabilités, on évite de
"repomper" le travail des autres (la journaliste du Monde appréciera que tu ne
l'ais pas cité), et on ne travesti pas la vérité...
Et oui, braves gens : au PS, la désinformation,
ça commence au berceau !
Pour comparer les articles, les suppressions opérées par notre amie Céline
sont soulignés et en gras, et les rajouts (pour que le texte semble
cohérent...) sont barrés :
''Limoges s'inquiète du projet "d'abandon" de sa garnison en 2010
Par Celine, mercredi 23 avril 2008 à 14:49
Les militaires vont-ils être "limogés" ? Dans la capitale limousine,
siège de l'un des quatre états-majors de force en France, aujourd'hui menacé
par la réorganisation des implantations de l'armée de terre, le jeu de mots ne
fait pas rire. Inventé par Marcel Proust, le terme "limoger" renvoie aux
généraux incompétents expédiés dans la ville par le maréchal Joffre, en 1916.
Aujourd'hui, il ne s'agit pas de recueillir des officiers, bien au
contraire : l'abandon de la garnison y serait envisagé pour 2010, selon
les hypothèses formulées dans des documents du ministère de la défense. Près
d'un millier de personnes seraient concernées par cette fermeture, dont environ
300 civils. L'état-major de force n° 4 (EMF4), créé en 2000, serait dissous, le
15e bataillon du train aussi. Les personnels "libérés" seraient affectés à
l'EMF2 de Nantes. L'état-major de la 3e brigade mécanisée et la 3e compagnie de
commandement et de transmission seraient, d'autre part, transférés à
Clermont-Ferrand. Si ces projets se confirment, il n'y aurait donc plus de
soldats à Limoges d'ici deux ans.
De la caserne Beaublanc, où se trouvent les états-majors, rien ne filtrait,
mardi 22 avril. Sous couvert d'anonymat, certains militaires confient que
"c'est l'incertitude pour tout le monde". L'intersyndicale des personnels
civils rechigne, elle aussi, à s'exprimer sur "une rumeur". "C'est encore trop
tôt, les gens sont très tendus, commente Jean-Paul Fleytou, responsable CGT. Si
cela arrivait, ce serait une catastrophe pour l'économie locale."
Au total, avec les familles, "environ 2 300 personnes seraient
touchées et beaucoup de cadres vont partir", souligne Vincent Léonie, ancien
militaire, devenu responsable des Jeunes actifs de l'UMP en Haute-Vienne. "Cela
représente une importante manne financière, ajoute-t-il, de l'ordre de 20
millions d'euros en masse salariale." Selon lui, l'image de la ville en
souffrirait : "Les militaires sont les ambassadeurs de Limoges quand ils
se rendent en mission à l'étranger."
Inquiets, les parlementaires de la Haute Vienne ont demandé des
précisions,. "Je n'en sais pas plus",
avoue Marie-Françoise Pérol-Dumont, députée PS de la
Haute-Vienne, quia posé une question écrite à
l'Assemblée nationale. Le conseil municipal a adopté une motion d'urgence le 4
avril, pour dénoncer "une mesure qui porte atteinte au bon développement de la
ville et de sa population". Alain Rodet, le député et maire de Limoges, devrait
rencontrer début mai le ministre de la défense''
Hélène Pommier
article original du Monde, cliquer ici
article MJS, cliquer ici