Vincent LEONIE... le petit carnet !

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mardi 11 décembre 2012

Les années se suivent...

... et se ressemblent dans notre belle cité Limougeaude.

Souvenez-vous, il y a un an (à 24 heures près), j'écrivais un billet intitulé : « Dialogue » et « Concertation » seraient-ils des gros mots ? ( à relire ici).

Et bien, les enseignements du passé ne servent toujours à rien à notre majorité municipale PS.

Alors qu'il aurait été tellement plus simple de se concerter réellement avec les commerçants de Limoges ; alors qu'il aurait été tellement plus intelligent d'écouter, sans a priori dogmatique et de trouver une solution dans un climat serein... il aura fallu attendre une confrontation et une pression énorme de l'ensemble des intéressés pour qu'un semblant de solution voit le jour.

Sauf que ce n'est pas la municipalité qui, au final, a mené cette concertation, mais le Préfet. Sauf que cette médiation, pourtant nécessaire, n'est venue que bien tard. Sauf que la pseudo volte-face municipale d'hier pourrait causer plus de tort que d'apaisement demain.

Le souhait des commerçants était l'ouverture les 16 et 23 décembre 2012 : 2 dimanches en tout et pour tout, quand une municipalité peut en accorder jusqu'à 5 dans l'année. Leur demande n'était pas de remplacer le 16 décembre, autorisé, par le 23 mais bien d'avoir le 16 et le 23 décembre ouvert... Ce en quoi je les soutiens totalement.

Alors qu'il y avait une possibilité de se grandir pour la majorité municipale en accordant finalement un dimanche de plus, le choix de l'échange pour l'ensemble de l’agglomération a été fait en dépit du bon sens... entrainant les communes de Limoges Métropole dans un conflit auquel elles étaient étrangères.
C'est vrai qu'il est tellement plus simple de justifier ses propres erreurs quand d'autres les commettent avec soi...

Nos élus municipaux aiment les citations... Je leur offre celle-ci d'Emile de Girardin : « Gouverner, c'est prévoir. »

Savent-ils qu'une entreprise, un commerce, se doit d'anticiper ?
Ont-ils conscience que des animations, un plan de communication, ne se changent pas à 6 jours d'une échéance au risque de désarçonner la clientèle ?
Savent-ils que des contrats signés pour animer, pour de la publicité devront être tout de même être honoré et ce, pour rien ?
Pensent-ils aux salariés (qu'ils sont si prompts à défendre) dont les plannings doivent leur être communiqués au moins 15 jours à l'avance ?

Voilà où conduit le manque d'anticipation, de concertation, de discussion et de considération.

Personnellement, j'ai tendance à penser que lorsqu'un logiciel est obsolète, on le change : vivement 2014...

mardi 31 janvier 2012

Indiscrétions...

Dans l'édition du Populaire du Centre, on pouvait lire dans les "indiscrétions" ceci :
"Dans la troisième, pas de candidat pour le moment.La candidature du maire de Couzeix, Jean-Marc Gabouty (Parti Radical), serait conditionnée à l'engagement formel de ce dernier à soutenir le candidat de l'UMP à la présidentielle, quand certains lui prêtent l'intention de soutenir plutôt François Bayrou."

Premier constat : Jean-Marc Gabouty n'a pas demandé d'investiture à l'UMP
Deuxième constat : Cette prise de position exprimée "en off" auprès d'un journaliste ne peut être que celle d'un irresponsable.
Troisième constat : si ce n'est un irresponsable, alors la démocratie a du souci à se faire...

Car, je n'ose croire qu'un cadre de l'UMP locale puisse exprimer ce genre d'absurdité sinon, que penser de l'esprit bien peu républicain et démocratique de ce type de chantage ?

On aurait là, clairement l'expression de la dérive d’hyper-présidentialisation de notre Vème République, défendu par des méthodes que je ne qualifierais pas.
La présidentielle n'étant plus dès lors une rencontre entre le peuple Français et un candidat, mais bien avec le héros d'un parti politique qui s'appuierait sur une majorité de députés inféodés.

Où serait la séparation entre exécutif et législatif ?
Certes, pour faire avancer le pays, il faut une majorité claire à cet exécutif.
Cependant, une majorité n'a pas à être bâillonnée.
Pour moi, il n'est pas inenvisageable de vouloir participer à une majorité et y apporter une richesse qui lui manquerait d'une part. Et, d'autre part, penser à titre personnel que le candidat (ou futur candidat) ne serait pas (ou plus) le meilleur pour incarner la France durant les 5 prochaines années.
Chacun doit pouvoir garder sa liberté de soutenir qui il souhaite s'il estime qu'il est, à ce moment là, le meilleur pour notre pays.

Arrêtons de mélanger Présidentielle et Législatives : la Démocratie mérite bien mieux que des tripatouillages, arrangements et pressions "biens intentionnées" !

lundi 19 décembre 2011

''Dialogue'' et ''Concertation'' seraient-ils des gros mots ?

Telle était la réflexion que me faisait un de nos concitoyens ce samedi sur le marché de Noël, place de la Motte.

Mais, aussi bizarre que cela puisse sembler, il ne me parlait pas de l'action gouvernementale. Il est vrai qu'elle manque parfois de dialogue et de concertation, à force de vouloir réagir sur tout et pour tout. Mais là n'est pas le débat.

Non, cette réflexion faisait suite à la pétition de commerçants qui voulaient ouvrir le week-end du 11 décembre et sur le fameux (ou fumeux) sens unique de la rue François Chénieux.

J'entends déjà les cris d'orfraie que mes amis de gauche et verts vont pousser, à grand renfort de pseudo-conscience ouvrière et d'anti-voiture primaire. Oui, mais voila : la question n'est pas là.

La question n'est pas de savoir si oui ou non il faut autoriser le travail dominical, même de façon exceptionnelle. La question serait de se demander si nos commerçants doivent être soutenus quand ils ont la volonté de dynamiser leur offre et rester dans la course face à d'autres villes qui autorisent à ouvrir deux dimanches en décembre.

De même, l'autre question n'est pas de savoir si oui ou non il faut un sens unique dans telle ou telle rue. La question serait plutôt de savoir comment réconcilier nos concitoyens avec le centre-ville tout en le fluidifiant pour les véhicules individuels et en s'engageant pour rendre attractif les transports plus propres. Une réflexion globale en somme et non par petites touches qui ne font que déplacer les problématiques.

Oui, mais voila : à Limoges dialogue et concertation sont devenus des gros mots.
Décision sans discussion possible de ne pas autoriser l'ouverture le 11 décembre pour les commerçants. Juste une réponse bien évasive à une pétition.
Remise à une date ultérieure pour l'essai de sens unique, après que des commerçants aient manifesté leur désaccord... alors qu'une concertation et une réflexion auraient été bien plus efficaces.

La démocratie participative, ce n'est pas rendre-compte d'une décision prise sous couvert d'un mandat électoral qui rendrait tout puissant en pensant que l'on fait le bonheur des gens parce qu'on le décide.

Peut-être serait-il temps que nos élus apprennent que la démocratie commence par l'écoute de nos concitoyens...

mercredi 23 février 2011

Dans le Populaire... sans être interviewé ! [modifié à 17H30]

Le beau soleil sur Limoges ce matin m'a donné l'envie d'un petit café en terrasse, accompagné bien évidement de la lecture du Populaire du Centre.

Quelle n'a pas été ma surprise de pouvoir lire un article sur le canton de Limoges - Puy Las Rodas et surtout, ma bio et ma profession de foi, sans jamais avoir été contacté par le journaliste qui a rédigé l'article !

A la rigueur, que ma "bio" soit récupérable sur le web, c'est compréhensible. Mais encore faut-il vérifier les informations ! En effet, et même si cela relève de ma vie privée, je suis divorcé depuis plus de un an !

Et que dire pour ma profession de foi. On peut lire, je cite : " Profession de foi : De sensibilité Radicale, il dit s’intéresser particulièrement aux questions d’éducation, d’emploi, d’intégration et de développement durable. face à ce qu'il considère comme "l’abandon par la majorité socialiste" du canton de Puy las Rodas il a décidé de se rendre disponible auprès des habitants du canton, afin qu’ils soient enfin réellement écoutés et défendus."

C'est, à un ou deux mots exceptés, le déconcertant copier-coller de ma fiche de présentation sur le site www.ambition-hautevienne.fr et certainement pas ma profession de foi. Quid de mes propositions ? Pas une ligne. Normal, puisque je n'ai pas été questionné sur ce point, ni sur le reste d'ailleurs !

En revanche, mes concurrents, eux, ont eu droit a priori à des questions, puisque leurs propos repris sont nul part en ligne sur l'internet, et que l'on apprend les points spécifiques qu'ils comptent aborder pour ces élections.

j'ai d'ailleurs avec plaisir, noté que mon idée de "Maison des jeunes et des associations" sur le canton ait été reprise par le NPA ; que ma concurrente socialiste parle de concertation avec les habitants alors que ce n'est jamais le cas et que j'en fait une priorité dans mon programme ; et qu'enfin on se souci des commerces de proximité, ce que je dénonce depuis plusieurs années !

Si l'on m'avait questionné, j'aurai parlé : de mon projet d'éco-quartier ; de ma proposition de création d'un marché hebdomadaire sur le canton ; de la création de structures pour nos ainés et pour la petite enfance ; de la défense de l'accessibilité des rues et des transports en commun à Puy las Rodas, notamment pour nos concitoyens en situation de handicap !

Alors, deux poids, deux mesures ? Interview à gauche et copier-coller à droite. Plus que le sentiment d'avoir été mis de côté, c'est le peu d'égard pour la nécessaire,juste et équitable information des électeurs du canton qui me blesse !

Il est inadmissible de ne pas avoir été contacté. Il est inacceptable de me faire dire, même si c'est en ligne sur la toile, des propos qui se limitent à ma présentation, en faisant croire ainsi que mon programme se résume à des généralités. C'est encore moins tolérable quand on sait que je ne suis pas un "inconnu" sur la place de Limoges et que l'on sait comment me contacter !

Ayant pris le temps de contacter le rédacteur en chef du journal, ce dernier m'a assuré de vérifier ce qu'il en est, et le cas échéant, d'apporter rectification dans les colonnes du "Populaire". Je crois qu'il en va de la déontologie journalistique et de la défense des valeurs démocratiques et d'équité républicaine qu'un complément soit apporté. Je n'ose douter que réparation ne sera pas faite !

Je ne manquerai pas de vous tenir informé des démarches effectuées par notre quotidien local pour réparer ce manquement !


modification de 14H00

L'article à lire en ligne sur le site du Populaire du Centre ici

Première rectification sur le site du Populaire où ma situation matrimoniale a été modifiée, suite à un échange téléphonique.

modification de 17H30

Après entretien avec Marcel Oudot, journaliste, il apparait qu'il ne lui avait pas été possible de me contacter afin que je puisse présenter mes arguments et projets pour le canton de Puy Las Rodas.
Ceci expliqué, c'est pour cette raison que les éléments dans l'article de ce matin ont été repris sur le site www.ambition-hautevienne.fr sans forcément se rendre compte que ce n'était pas une profession de foi, mais bien ma biographie.
De même l'erreur, bien involontaire, concernant ma situation matrimoniale vient du fait d'un défaut de vérification, ce qui peut se comprendre en période de "surbooking" électoral.
Du fait de ses erreurs malheureuses, et après m'avoir exprimé ses regrets pour une telle situation, il a été convenu qu'au cours de cette campagne un "rattrapage" serait certainement opéré dans les colonnes du Populaire.
Je ne doute pas de la sincérité et de l'engagement de Marcel Oudot et je reste à sa disposition pour un entretien en vue de ce rattrapage d'ici le 20 mars.

mardi 7 décembre 2010

Allez-y, petites gens, je vous attends !

Coup de gueule matinal déclenché par l'actualité.

Notre Eric Cantona national a décrété qu'un bank run, comprenez une panique bancaire soit déclenchée, afin de faire tomber le système. Pour lui, c'est plus efficace qu'une manifestation et autre joyeuseté de rue.

Et c'est vrai, il a raison : bloquer le système bancaire serait certainement plus efficace que d'ennuyer (je reste poli) celles et ceux qui veulent aller travailler. Car toutes et tous, et notamment le grand capital et l'Etat (je suis vulgaire ce matin...). ont besoin des banques.

Sauf que... sauf que :

1) Il existe un délai de préavis bancaire imposé aux usagers pour des retraits importants ;
2) Les banques peuvent faire durer le plaisir en invoquant l'indisponibilité de liquidité, que ce soit vrai ou faux, allez vérifier... ;
3) Fermer son compte serait une bonne idée... mais ensuite, comment récupérer son salaire, ses alloc' et autre RSA, ses remboursements de santé... ? ;
4) Comment s'opèreraient les prélèvements automatiques, auxquels nombre d'entre-nous ont souscrit ?

Et, dernier point, mais qui a son importance : La plupart d'entre-nous vivons à crédit, à la différence de mister Cantona !
Je pense que, comme moi, vous avez un prêt à la consommation, un prêt pour la voiture, voir un crédit immobilier...
Ce qui veut dire que nous devons de l'argent à nos banques ! Et, avant de vider nos comptes et les fermer, il faudra, peut-être rembourser, non ?

Alors, oui Eric, super idée : faisons trembler le système en retirant tout notre fric !
Mais, si ça ne te dérange pas trop, j'attendrai un peu pour le faire. Car j'ai besoin de rembourser mes prêts, payer mes factures et d'essayer d'épargner un peu pour en avoir de côté pour les moments plus difficile !

En fait, je vais attendre d'être aussi financièrement à l'aise que toi, ça me semble plus gérable et je pourrai à ce moment-là, comme toi, dispenser des conseils absurdes de bobo repenti !

mardi 9 novembre 2010

Journée d'hommage... mais pas pour tout le monde !

Un billet d'humeur ce soir, de mauvaise humeur pour être précis.

9 novembre 2010, 40ème anniversaire de la disparition de Charles de Gaulle.

Partout en France des cérémonies commémoratives sont organisées à la mémoire de celui qui a été une des personnalités, voir la personnalité française la plus marquante du siècle dernier : l'Homme du 18 juin 1940 ; le libérateur du territoire national ; le père fondateur de la Vème République ; le réconciliateur avec l'Allemagne ; le défenseur de l'indépendance française... Un article n'y suffirait pas.

Et donc, alors que les plus hautes autorités de l'Etat rendaient hommage au Général, à Limoges il n'a pas semblé naturel à nos différents responsables politiques et institutionnels de se déplacer à la cérémonie célébrée en soirée en l'église Saint-Michel-des-Lions.

Quid des députés et sénateurs de Haute-Vienne, des représentants de la Région Limousin, du Conseil Général de la Haute-Vienne ou de la mairie de Limoges ? Idem pour la représentation des services de l'Etat... Si l'on excepte les élus de la Majorité Présidentielle, les personnalités se comptaient sur les doigts d'une main.
A croire que, dans notre département, l'on a une mémoire sélective limitant la Libération à Georges Guingouin et la présidence de la République à François Mitterrand...

Heureusement qu'à la télé aujourd'hui, Jack Lang prononçait un vibrant Vive de Gaulle !

lundi 27 septembre 2010

Mieux vaut être riche que jeune marié...

Billet de mauvaise humeur ce matin, suite aux déclarations de Madame Lagarde : l'avantage fiscal lié aux mariage, Pacs et divorce va disparaitre.

La chasse aux niches fiscales et la volonté de simplification du système de déclaration sont certainement une très bonne chose, dans le but de faire des économies.

Mais, bizarrement, la préférence va à supprimer les niches des petits ou moyens revenus plutôt que les hauts revenus. Pourtant, l'économie pour l'Etat est quasiment la même : entre l'avantage union/divorce et la limitation à 50% d'imposition sur les revenus, environ 500 millions d'euros... Si ce n'est le nombre de bénéficiaires et leur condition patrimoniale.

En 2009, on compte 250000 mariages, 129000 divorces, 173000 Pacs... ayant pour la plupart des revenus moyens (il y a proportionnellement autant de bas revenus, de revus moyens et de hauts revenus qui s'unissent ou se sépare que dans la moyennes de la population nationale globale).

En revanche, un peu moins de 19000 foyers fiscaux, qui n'en ont pas vraiment besoin, ont reçu des chèques de 36000 euros de moyenne (dont 1169 des plus fortunés se sont partagés un peu plus de 423 millions d'euros, avec un chèque du Trésor Public de 362 126 euros chacun) dans le cadre de la partie du bouclier fiscal limitant l'impôt sur le revenu à 50%.

Quand on commence dans la vie, on a certainement plus de besoins que lorsque l'on est installé et que le patrimoine est déjà bien important. Lorsque l'on divorce (et j'en sais quelque chose) et que l'on doit se réinstaller, que les frais de justices grèvent le budget, on est content que l'Etat ne vous reponctionne pas encore plus. Enfin, un mariage, un Pacs, un divorce arrivent une fois, parfois deux ou trois fois dans une vie, normalement. L'avantage lié est donc du même nombre et change tous les ans de bénéficiaires. En revanche, le bouclier fiscal, c'est tous les ans pour toujours les mêmes... cherchez l'équité !

Madame le Ministre, où est la justice sociale et quelle image bien peu populaire (ce qui était au cœur de la campagne de notre Président en 2007) dispense-t-on avec ces types de choix ?

Il me semble prioritaire aujourd'hui de retrouver le chemin de l'équité républicaine... C'est certainement, une fois de plus, mon côté Radical qui s'exprime...

dimanche 4 juillet 2010

Exemplarité... ou démission.

Même si une "indélicatesse" est acceptable si elle ne se renouvelle pas (après tout nos politiques sont des hommes et des femmes...), nos gouvernants ne devraient pas oublier leur devoir d'exemplarité.

L'exemplarité en politique n'est pas une vertu, mais un devoir.

L'exemplarité en politique n'est ni de droite, ni de gauche, ni du centre.

En ces temps de crise, l'exemplarité de nos politiques devrait être une obligation car, quand on demande des efforts à nos concitoyens, on ne dilapide pas impunément et pour son bon vouloir les deniers qui sont confiés et l'on s'applique des principes de vie permettant d'être au-dessus de tout soupçon.

Quand on arrive aux plus hautes responsabilités, on doit s'appliquer une éthique, être exemplaire... ou démissionner !

En ce 4 juillet 2010, il était temps que certains s'en rendent compte... en espérant que ce ne soit qu'un début.

mercredi 21 avril 2010

Le retour des pompiers-pyromanes (épisode 2) ?

Hier matin, je vous parlais du paradoxe de notre PS local : d'un côté soutenant la grève des cheminots par la voie de son secrétaire fédéral (lors d'une annonce soutenant les mouvement sociaux le 21 mars dernier) et qui, de l'autre côté par la voie du Président de région, qui réfléchirait à l'idée de prendre des mesures financières contre la SNCF pour non-respect de ses obligations de transport.

Et bien, force est de constater que ce n'est ni un paradoxe, ni de la schizophrénie... c'est de la bonne grosse stratégie politicienne !

En effet, comme pour confirmer les propos de Laurent Lafaye, hier au Conseil Régional a été voté une motion (avec les voix du PS...) soutenant le mouvement des cheminots.
Or, comme ce genre de motion n'est pas forcément relayé dans la presse, et bien l'électeur lambda ne le saura pas, alors que les syndicats cheminots eux le seront par le biais de leurs amis présents dans l'hémicycle régional.

Je résume la tactique : j'annonce dans les médias que la SNCF, c'est pas bien, ils font pas ce qu'il faut pour que les trains roulent, et je fais passer le message en douce amis cheminots, je vous soutien, continuez la lutte...
Et après, le Président de région vous dira qu'il ne veut pas s'immiscer dans le conflit en question.
Et bien c'est vrai : il ne s'immisce pas, il joue sur les deux tableaux pour satisfaire 2 électorats !

En revanche, j'aimerais bien voir dans la presse, une explication de ce double discours, histoire de voir comment ils expliqueront ce tour de passe-passe ! Malheureusement, je ne crois pas que ça arrivera, à moins que la presse ait décidé de me faire mentir (ce que j'aspire de mes vœux...).

Convenons-en : ils sont bien malins nos socialistes locaux...

mardi 20 avril 2010

Le retour des pompiers-pyromanes ?

Un jour, il faudra que l'on m'explique comment il est possible de tenir 2 discours contradictoires sans une bonne dose de mauvaise foi...

Ce matin buvant mon café, radio allumée sur une radio locale, j'ai failli m'étouffer (désolé pour ceux que ça aurait arrangé...) en entendant le journaliste.

En effet, Jean-Paul Denanot (le Président du Conseil Régional pour ceux qui l'ignore, ce que je peux comprendre) annoncerait qu'il serait disposé à demander des sanctions financières à la SNCF.
Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement car la SNCF n'honorerait pas son contrat de transport vis à vis de la région Limousin, dans le cadre des grèves actuelles !

Jusque-là, rien à dire, voir même l'attribution d'un bon point pour s'être soucié, pour une fois, des deniers publics.
Sauf que, sauf que... une gorgée de café plus tard, je crois me souvenir que Jean-Paul Denanot est un membre du PS, non ?
Or, au soir du second tour des régionales, je crois me souvenir que le 1er secrétaire du PS de la Haute-Vienne, Laurent Lafaye, avait annoncé sur les ondes de France Bleu (où nous étions tous les deux invités) a dit que le PS serait dès mardi (23 mars) de tous les mouvements sociaux afin de soutenir les travailleurs (et accessoirement, de ramasser des électeurs) et notamment des cheminots.

Alors, comme je le disais plus haut, il faut m'expliquer : comment peut-on exiger le remboursement d'une prestation effectué partiellement, alors que la cause en est une action que l'on est censé soutenir ?
C'est un peu comme faire un procès à un concessionnaire automobile au prétexte que la voiture que l'on a acheté n'avance pas parce que l'on a décidé de rouler le frein-à-main serré au maximum...

A ce niveau, la mauvaise foi n'est pas qu'une posture, c'est de l'art !!!

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